Le pic d’Ardiden en raquettes (2988m)

Samedi 3 et dimanche 4 avril 2004

Ascension du pic d’Ardiden en raquettes à neige.

Départ de Bordeaux vendredi 2 avril à 20h. J’arrive vers 22h30 à Maubourguet chez Marie et Pekka. Le couple franco-finlandais m’accueillent avec 2 bouteilles, vin blanc et vin rouge (appelation Fronton excellent) et des pâtes à l’ail délicieuses. D’un point de vue déontologique, il n’est pas question de laisser les bouteilles entamées… avec tout ça je passe une nuit courte mais excellente…

Samedi 3 avril, petit déjeuner avec Pekka. Départ à 7h. J’arrive vers 9h30 au point de départ de la randonnée : les granges d’Aynis

Accès : Tarbes – Lourdes – Argeles – Pierrefitte – Luz Saint Sauveur – route de la station de Luz-Ardiden – à 1100m d’altitude environ dans un virage en épingle à cheveux un chemin part vers la gauche – un panneau indique plateau de Bernazau – continuer sur ce chemin… le plus loin possible tant qu’il n’y a pas de neige – le chemin mène à plusieurs granges dites d’Aynis.

En fait il y a beaucoup de neige sur le chemin qui se trouve à l’ombre de la forêt et de la montagne. Je suis obligé de garer la voiture en contre-bas des granges. A une altitude d’environ 1250m.

Je suis prêt vers 10h, les raquettes de chaque côté de mon sac à dos. Le début de la randonnée se fait sur le versant sud de la montagne, à cet altitude il n’y a pas encore de la neige.

Dernière grange à 1581m. Début de la randonnée en raquettes.

Longue montée assez raide puis dans le creux du vallon.

Le Pic au loin

 

1950m environ. J’aperçois le pic d’Ardiden pour la première fois.

Cabane du lac Lagües

 

J’arrive vers 12h30 devant cette cabane qui se trouve à 2037m (4places) : j’ai déjà franchi près de 800 mètres d’altitude. La cabane se trouve à côté du lac Lagües.

Chaud !

Il fait très chaud. Je me ravitaille régulièrement, au moins toutes les heures, eau et en-cas énergétiques (bonbons au miel, chocolat, barre de céréales aux amandes et à la pomme, pâtes de fruits, noisettes, abricots séchés, bananes séchées, dattes, bonbons Michoko, Smarties, amandes…)

Pente plus forte

Ascension difficile avant l’arrivée aux lacs d’Ardiden : la pente est forte. 4 espagnols en skis de randonnée sont devant moi.

Les lacs d’Ardiden

Parmi les lacs d’Ardiden, il y a : le lac de Cantet (2382m), le lac Herrat (2390m), le lac de Casdabat (2411m) et le lac Grand (2437). <BR> <BR>14h30 : J’ai dépassé le Grand Lac (où se trouve une des 3 stations météo automatiques des Pyrénées de Météo France). Je m’installe au soleil sur une bâche et mon petit matelas. Déjeuner froid : pain, fromage, saucisson et quelques en-cas sucrés pour dessert. Longue et bonne sieste. Un groupe de skieurs descend de la station de Luz-Ardiden par un passage délicat (Le col Close 2450m). Ils traversent le Grand Lac gelé.<BR>Après 2h de pause, je repars vers le pic d’Ardiden pour trouver un emplacement pour bivouaquer.

Campement

Je choisis un petit plateau, en dessous du Pic d’Ardiden. Le site est protégé des avalanches par des mamelons situés un peu au-dessus. <BR> <BR>Le bivouac se situe à 2515m d’après l’altimètre d’un skieur qui redescend dans la vallée.
Sous la toile

A l’intérieur de la tente.

Je n’ai pris que le double-toit de la tente pour alléger mon sac (1 kilo au lieu de 1 kilo 700 avec la toile intérieure). Je n’ai pas pris les sardines… Les 2 raquettes et le piolet arriment très solidement la tente dans la neige. Et pour compléter, j’utilise de la ficelle et des plots de neige.

Je n’ai pas très faim mais soif. Les 2 gourdes d’un litre sont vides. Je fais fondre de la neige pour remplir une gourde d’eau tiède puis je fais chauffer une première bouilloire (750ml) de thé puis une seconde bouilloire par une double soupe Crème de champignons – Savoyarde. Mon téléphone portable capte très bien (5 briques), je téléphone à Sarah.

Coucher du soleil

On voit dans la poudreuse les traces des skieurs qui ont descendu aujourd’hui le Pic d’Ardiden. Je mets une bonne demi-heure pour réchauffer mes orteils du pied gauche. A 20h, je dors. A partir de 3 heures du matin, je sens que la température baisse fort. J’ai un peu froid dans le dos mais je me rendors bien.

Le Néouvielle

 

Dimanche matin. Je sors de la tente à 7h30. J’étais réveillé bien avant mais je n’avais pas le courage de sortir de mon sac de couchage : il fait très froid. C’est la lumière du jour qui me fait sortir du duvet.<BR>Je fais rapidement un sac léger avec mes crampons, ma gourde, mes en-cas sucrés, du pain, et de la crème de marron. Je laisse la tente et le reste du matériel. Je monte envion 50m de dénivelé pour déjeuner au soleil.<BR>Temps magnifique, j’aperçois le massif du Néouvielle (photo ci-dessus).

P’tit dej’

8h30 : Petit déjeuner rapide… mais au soleil.<BR> <BR>Pendant une partie de l’ascension une dizaine de randonneurs à skis suivent mes traces.<BR>Ils font partie de l’ASPTT de Bordeaux section Montagne.

2800m

Vers 2800m, la pente devient très raide. Je déchausse les raquettes et mets les crampons. Les randonneurs de l’ASPTT déchaussent leurs skis.

Le groupe de l’ASPTT

Je sympathise avec les randonneurs. Nous terminons ensemble l’ascension et arrivons en même temps au sommet.

Sommet 2988m

Nous atteignons le pic enneigé (2988m) vers 10h.

 

 

Au sommet.

Il n’y a pas de vent, nous restons presque une demi heure à contempler le fantastique panorama qui s’offre à nous.

Panorama

La vue du sommet est incroyable. Ici le massif du Vignemale. Nous voyons également le Mont Perdu, l’Astazou, le Casque, la brèche de Roland, le Taillon, le cirque de Gavarnie, le cirque de Troumouse, le Pic du Midi d’Ossau et le Néouvielle.

Descente

Je redescends du Pic avec les randonneurs jusquà l’endroit où nous avons laissé notre matériel. Je remets mes raquettes et descends rapidement la pente raide. Les skieurs sont déjà loin.<BR>A 11h30, je suis de retour à la tente…

Thé à la tente

Il fait tellement beau que je reste 2 heures au soleil, à manger tranquillement et à faire sécher mes affaires.

Je me fais deux bouilloires de thé et une grande gamelle de soupe à la crème de champignons. Je rencontre un jeune homme qui monte en raquettes et descend en surf des neiges. Il est d’Argelès. Un autre randonneur à ski, plus âgé, attend ses compagnons partis faire la Pourtère de l’Homme, col à 2747m en dessous de l’Ardiden. Je le retrouverai tout en bas à côté des granges, 2 heures plus tard. Il est également de la vallée.

Un Igloo !

 

Départ 13h30 de la tente pour une descente en raquettes dans la poudreuse. Je trouve les 2 igloos laissés par les randonneurs de l’ASPTT. Ils ont dormi entre le Grand Lac et mon bivouac.

Retour

Descende sans aucune difficulté dans de la poudreuse un tout petit peu collante. Je croise d’autres randonneurs en raquettes et je me fais dépassé par quelques skieurs. J’arrive à la voiture à 15h30 où une bouteille de coca m’attend bien au frais ! Encore 4 heures de route pour Bordeaux…

 

 

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